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Les rémunérations
Écrit par Super-admin   
Mardi, 05 Février 2013 13:09

Voir ici l'état des négociations mise à jour du 05/03/2013

 

Coordination nationale le 05/02/2013

Indicateurs : En moyenne annuelle 2012, les prix ont augmentés de 2% ( Insee ) et de décembre 2011 à décembre 2012 ( glissement annuel ) de 1,3%.

Il va sans dire que l’augmentation de l’indice Insee reflète peu la réalité du coût de la vie intégrant les biens de consommation courante (panier de la «ménagère», loyer, transports, gaz, edf…).

Depuis des années, THALES pratique une politique salariale correspondant à un quasi gel des salaires ne prenant en compte que l'inflation officielle

Lors de ses présentation des vœux notre nouveau PDG JB LEVY a dit :

«Aujourd’hui, vu de l’extérieur et encore davantage de l’intérieur, notre Groupe a des atouts formidables, des atouts uniques. D’abord des compétences technologiques exceptionnelles, un capital humain tourné vers l’excellence, parmi les meilleurs au monde, et puis bien sûr une présence internationale sur laquelle on peut construire pour aller chercher la croissance là où elle se trouve désormais. »

«Mon premier objectif dans les mois qui viennent, ça sera de faire en sorte que THALES se dote d’une vision stratégique partagée.»

«Et puis un point très important pour moi, c’est le partage. Cette stratégie de THALES, je voudrais que nous la construisions ensemble pour bien en être imprégnés et nous mobiliser sur ces facteurs.»

Nos compétences tant vantées doivent trouver enfin une juste rétribution.

Les grands principes de SUPPer

  • Privilégier les augmentations récurrentes (salaire de base) aux primes (intéressements et participations)…
  • Le fondement est le salaire de base sur lequel s’appliquent les Augmentations Individuelles, Augmentations Générales et les cotisations qui permettent de financer notre retraite et la SS.
  • L’Augmentation Générale doit s’appliquer à toutes les catégories et niveaux
  • L’Augmentation Générale doit être uniforme imposant un plancher minimum pour tous les salaires
  • Le plancher de treizième mois doit être déterminé pour tenir compte du PMSS (Plancher Sécurité Sociale) soit 3 086€ pour 2013
  • La part variable doit être intégrée dans le salaire de base
  • Les Augmentations Individuelles doivent assurer l’évolution et la promotion de toutes les catégories et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la reconnaissance des seniors et la prise en compte des salariés handicapés, les inégalités entre les sites
  • Nous demandons la suppression de la référence au Prix du Marché car les salariés ne sont pas en concurrence les uns avec les autres

Nota : situation spécifique des non cadres

Alors que le système de part variable se mettait en place pour les cadres, les non cadres ont été exclus de cette augmentation de la masse salariale. Il ne s’agit pas pour SUPPer de négocier une part variable pour les non cadres mais de tenir compte de ce différentiel apparu depuis quelques années entre les catégories ( environ 50% en PV collective et 50% en PV individuelle)…

Une équivalence doit être intégrée dans le salaire de base des non cadres correspondant au moins à la partie collective qu'ils permettent d'obtenir

Remise à plat des EAA et EDP.

Ces entretiens ne doivent pas être une communication de la direction vers le salarié mais un moment de dialogue et d’échanges. D’autant que ces entretiens ne sont le plus souvent qu’un paravent pour justifier la ventilation des augmentations.

La dernière mouture de people first, aujourd'hui "together" en s’appuyant sur des paramètres d’ordre comportemental, s’éloigne encore davantage de la notion d’entretien individuel.

Résultats économiques et politique salariale

La direction entend ventiler les politiques salariales en fonction du résultat des filiales.

C’est un moyen supplémentaire de mise en concurrence entre salariés du groupe d’autant plus incompréhensible quand la direction érige en vertu la mobilité des salariés.

Période de négociations :

Depuis septembre 2012, SUPPer a lancé un appel à l’ensemble des salariés et des organisations syndicales pour obtenir la conclusion des politiques salariales au plus tôt (fin 2012).

Cet appel n’a pas été entendu par les autres organisations syndicales. Elles ont concentré leurs efforts sur la fin de règne de L.Vigneron, se faisant ainsi le support des bagarres au sommet de la plus haute hiérarchie de Thales. Elles croient qu’elles pourront en récolter le bénéfice par plus de dialogue social… mais espoir vain quand le dialogue social se limite à quémander les miettes de la richesse construite par les femmes et les hommes de cette entreprise.

Revendications proposées par SUPPer

  • Une AG égale pour tous (cadres et non cadres) sous la forme d’une somme uniforme permettant un coup de pouce aux bas salaires et répondant en partie au différentiel entre cadres et non cadres lié à la part variable
  • Une Augmentation Individuelle
  • Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes, disparité entre les sites 1%
  • Intégration des parts variables selon calendrier à négocier (Nota : ceci n’a aucun effet inflationniste sur la part variable) et Intégration de la part variable des I/C dans le calcul du 1/10 congés payés
  • Un plancher du PMSS permettant de toucher 50% des non cadres
  • Le déplafonnement de l'intéressement et de la participation

 

Mise à jour le Mardi, 05 Mars 2013 14:40
 
La flexibilité du travail n'est pas une solution
Écrit par Super-admin   
Jeudi, 24 Janvier 2013 15:06

La flexibilité ne fait pas de miracles :

Un changement des règles du jeu sur le marché du travail, même substantiel, ne pourrait guère régler la question explosive du chômage. L'enjeu prioritaire en la matière reste celui des politiques économiques menées en Europe, dont le caractère récessif prolonge et aggrave la crise au lieu de la résoudre. D'autant que la comparaison avec nos voisins ne fait apparaître aucun manque sensible de flexibilité dans l'Hexagone. Les pays manifestement plus "flexibles", comme le Royaume-Uni, le Danemark ou les Etats-Unis, rencontrent encore plus de difficultés que nous.

Néanmoins ces derniers jours, le tam-tam des médias aux mains de Bouygues, Lagardère, Dassault, Tapie, Bolloré et consorts met en avant un accord relatif à la sécurisation de l'emploi, ce qui en langage courant, après traduction de la novlangue libérale, signifie flexibilisation du travail.

L'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013 :

Les négociations entre le MEDEF et des syndicats ont abouti à un accord dont les principaux éléments sont les suivants :

  • taxation des contrats courts : surcotisation de 4,5% des CDD inférieurs à 3 mois (mais exonération des charges pour les embauches de jeunes en CDI avec allongement de la période d'essai à 3 mois – on voit l'aubaine se profiler!)
  • droits rechargeables à l'assurance-chômage (à condition que les premières évaluations démontrent que la mesure ne coute rien)
  • généralisation des systèmes de complémentaire santé financés par moitié par les salariés et par les employeurs (mais le choix du système restera à l'employeur seul qui pourra choisir une des assurances privées des patrons du MEDEF de préférence aux Mutuelles)

En échange de concessions patronales marginales, la CFDT, la CGC et la CFTC ont accepté des reculs très importants.

  • flexibilisation du temps de travail et des salaires  : possibilité d'accord de maintien de l'emploi avec baisse de salaire et réduction des horaires pendant deux années
  • libéralisation de la mobilité : toute mobilité inscrite dans un accord majoritaire ne peut être refusée.
  • plan social facilité : allègement de la procédure ou même dispense, si accord majoritaire
  • limitation de toute possibilité de recours judiciaire (abaissement de la prescription de 5 ans à 2 ans).

D'ailleurs, l'une de ces régressions sociales est la flexibilisation du temps de travail et des salaires qui a été mise en œuvre en Espagne. Renault y a imposé l'augmentation du temps de travail assortie d'un gel des salaires et de la suppression de primes à ses travailleurs espagnols ! L'entreprise publique tente désormais d'imposer un tel accord en France et l'Etat actionnaire laisse manœuvrer la direction de l'entreprise !

Dans un entretien Raymond Torres, de l'Institut international d'études sociales (OIT) estime que la flexibilité du travail favorise le chômage :

"Dans un contexte de récession tel que nous le connaissons, une réforme du marché du travail ne peut pas marcher. Pire, en facilitant les licenciements, les réformes du marché du travail en Espagne, en Grèce ou au Portugal ont accéléré les pertes d’emplois sans pour autant stimuler les embauches. Ces réformes s’inspirent de théories selon lesquelles les employeurs seront moins réticents à embaucher, parce qu'il leur sera plus simple de licencier par la suite. Mais ces théories ne fonctionnent pas dans un contexte récessif. Elles ne permettent pas de créer des emplois et se traduisent par moins de sécurité pour ceux qui en ont un."

L'expérience de la flexibilité en Europe

En Espagne, ce fut un gouvernement socialiste qui a flexibilisé le marché du travail avec la loi du 17 septembre 2010. A l'époque, Zapatero affirmait à ses contradicteurs :

« Cette loi va permettre de flexibiliser le marché du travail pour le rendre plus compétitif, tout en protégeant davantage les travailleurs. Elle est censée réduire les inégalités entre travailleurs stables, bien protégés, et les autres, très nombreux, qui ont des contrats précaires. La nouvelle loi va permettre de généraliser un nouveau type de CDI, avec moins d'indemnités de licenciement. Elle devrait aussi limiter le recours aux contrats temporaires, tout en augmentant la flexibilité horaire dans les entreprises et en facilitant les licenciements économiques. »

Deux ans plus tard, la précarité s'est généralisée, le taux de chômage est passé de 20 à 26 % de la population active et à plus de 51 % chez les 15 - 24 ans en Espagne .

En France, une nouvelle étape est franchie !

MEDEF, gouvernement socialiste et CFDT se réjouissent de l'accord du 10 janvier !

Il aboutit à l’application progressive en France de tous les plans du FMI et de la BCE, déjà à l’œuvre en Grèce, au Portugal, en Espagne...En fait, la précarité et l’anéantissement de toutes les sécurités conquises au cours des luttes par nos parents pèseront sur la tête de tous !

C’est donc par le mensonge et le travestissement que cet accord est affublé du nom de "sécurité" !

Un accord minoritaire : la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC représentent à elles trois seulement 38,7% aux dernières élections prud’homales (CFDT 21,8%, CGC 8,2%, CFTC 8,69%).

Solidaires est évidemment CONTRE .

Le gouvernement s’appuyant sur cet accord va présenter un projet de loi en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars. Il sera examiné en urgence à l’Assemblée nationale en avril, au Sénat en vue d’une éventuelle promulgation du texte fin mai.

Dans les entreprises et dans le pays, engager la bataille pour faire échouer cette entreprise de casse !

Une puissante bataille doit s’engager dès à présent, en dénonçant les mensonges des grands médias et le pouvoir et en montrant les dangers de l’application des mesures envisagées !

La comparaison avec nos voisins ne fait pourtant pas apparaître de handicap français particulier en la matière.
Elle montre surtout qu'on est allé trop loin dans le recours au travail précaire.

 


 

 

 

 

 

Mise à jour le Vendredi, 25 Janvier 2013 11:09
 
Bonne rentrée à toutes et à tous ( restructurations quand elles nous malmènent )
Écrit par Super-admin   
Mercredi, 29 Août 2012 10:39

le 30/08/2012

En parallèle de nouvelles nominations dans le staff Thales et dans plusieurs entités, les vacances d’été 2012 ont été propices aux mauvais coups :

-          Processus de cession de THALES Services Business Solutions (BUS) à GFI

Malgré l’opposition d’une écrasante majorité des salariés (tous niveaux hiérarchiques), la direction du Groupe entend appliquer cette cession. Elle concerne 500 des 3 000 salariés de THALES Services.

La Direction de THALES Services, malgré la mobilisation du personnel, considère que la consultation des instances a eu lieu ce que les représentants du personnel contestent. Hier, le Tribunal de Grand Instance de Versailles a demandé à la direction d’entamer une médiation avec l’Inspection du Travail. La direction a refusé et le Tribunal a annoncé un délibéré pour le 14 septembre. L’action continue car d’autres actions en justices sont lancées.

A noter que les représentants du personnel GFI sont aussi opposés à cette cession. Leur CCE qui considérait ne pas avoir été valablement consulté a été débouté par le Tribunal de Grande Instance de Bobigny le 28/08/2012. La partie cédée par THALES viendrait constituer une filiale GFI BUS.

Rien ne garantit la pérennité de ces combinaisons et ceci laisse craindre une perte d’indépendance de THALES dans la maîtrise de ses outils informatiques.

-          Projet de cession de la partie médicale de THALES Electron-Devices

Cela concerne les établissements XRIS (tubes) et TRIXEL (panneaux), deux entités spécialisées dans les équipements des instruments de radiologie. Ces établissements situés à Moirans (Isère) représentent 800 salariés, sans compter les emplois induits dans les entreprises de sous-traitance et la dynamique industrielle et de recherche dans la région.

La Direction du Groupe annonce dans un premier temps un projet de vente et indique maintenant qu’elle recherche un repreneur !

Tout fait craindre une délocalisation en deux temps :

-          1er temps, vente à un repreneur garantissant une partie de l’emploi ;

-          2ème temps, délocalisation des entreprises à l’étranger avec les conséquences inévitables pour l’emploi, sans compter la perte définitive de savoir-faire dans le domaine.

La mobilisation du personnel, toutes catégories confondues, est très forte avec une intersyndicale dont fait partie la section SUPPer de Moirans, syndicat majoritaire au niveau de XRIS.

Cette activité est celle qui affiche le meilleur taux de profitabilité du Groupe. Cherchez l’erreur !

-          Projet de nouvelles cessions à THALES Global Services de services dits partagés :

Aujourd’hui, l’Administration du personnel, la Communication, les Achats segments.

Demain, la Direction envisage de regrouper dans la même entité les équipes de gestion financière et les équipes RRH s’occupant du recrutement du personnel.

Et après demain ?

Tout peut nous laisser penser que les desseins de la Direction sont les prémices à une réorganisation plus en profondeur des activités industrielles du Groupe. En regroupant les services centraux dans une même entité, la direction se donne toute latitude pour un jeu de Monopoly à venir de grande ampleur avec des cessions d’activités potentielles.

Concernant les modalités, notez les modifications du contrat de travail concernant le lieu de travail

Article 4.2

"Compte -tenu de la nature de vos fonctions, des implantations actuelles de la société, les besoins liés à l'organisation et à la bonne marche de l'entreprise où les opportunités de carrière pourront, à tout moment, conduire à un changement de ce lieu de travail.

Aussi, cette mobilité pouura s'exercer dans le secteur géographique de votre lieu actuel de travail, compatible avec les impératifs de la vie familiale, sans que cela constitue une modification au présent contrat. Par contre il est entendu que toute mutation en dehors de ce cadre ne pourra s'effectuer qu'avec votre accord."

A la lecture du contenu, assez suggestif, de cet article de l’avenant au contrat de travail proposé pour signature pour TGS, nous constatons qu’il prévoit d’ores et déjà une mobilité sans garantie d’une situation pérenne, en fonction des décisions de la Direction de TGS !

Nota : Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre (8/08/12) impose à la Direction de THALES Communication and Security (TCS) de suspendre le projet de mise en œuvre du transfert de ses activités « administration du personnel et de la paie » et des « achats » car l’information/consultation du CCE n’a été ni loyale, ni complète. Le TGI ordonne la poursuite des anciens contrats de travail.

A suivre…

-          Transfert vers des pays à bas coûts :

La Direction Générale prévoit de transférer une partie des activités radars (TR6 Ymare) vers Singapour. Ces transferts peuvent mettre en cause la survie d’Ymare et nos capacités à obtenir de nouveaux contrats si l’activité à Singapour est elle-même revendue.

C’est la poursuite de l’externalisation des activités THALES vers Singapour, comme celles, récentes, de THALES Avionics.

-          Création d’OPTROLEAD société commune (50/50) THALES et SAGEM le 23/07/12 :

Si cette société est orientée vers la conduite future des nouveaux produits en optronique, cette création impose de se poser des questions sur l’avenir de l’emploi dans les sociétés de THALES et SAGEM concernées.

Pour toutes les sociétés du groupe, déjà concernés par les transferts sur TGS, la vigilance s’impose car profits obligent, aucune n’est à l’abri de restructurations.

Position de SUPPer :

Fidèle à ses engagements d’indépendance, SUPPer défend les revendications des salariés quelle que soit la couleur du gouvernement. L’Etat français représente 27% du capital de THALES, Dassault Aviation 26%…

Au moment où le chômage augmente, où les secteurs industriels sont mis à mal, le Groupe THALES ne peut être mis en coupe réglée dans le Monopoly international au seul profit des actionnaires.

S’appuyant sur la mobilisation des salariés, qui est la première garante face aux attaques qu’ils subissent, SUPPer interpelle les pouvoirs publics, l’ensemble des députés et des élus des régions concernées pour que l’ETAT joue pleinement son rôle pour assurer au Groupe THALES les moyens de son développement et s’opposer à la politique de sa Direction Générale quand elle dilapide compétences, emplois et savoir-faire.

Ce sont les messages que devront entendre le PDG, L. Vigneron, et les syndicats, lors des rencontres prévues les 13 et 14 septembre, au siège du Groupe !

coordination nationale de SUPPer  - Groupe THALES
Mise à jour le Jeudi, 30 Août 2012 11:15
 
La radiologie reste dans Thales
Mardi, 18 Septembre 2012 17:53

FLASH INFO

THALES ELECTRON DEVICES / TRIXELL :
La Radiologie reste dans THALES


Thales, n°1 mondial des sous-systèmes d’imagerie numérique (Trixell), est le partenaire de confiance de la plus part des fabricants d’équipements de radiologie médicale dans le monde.


Cette activité, fleuron de la haute technologie française dans l'imagerie médicale, menaçait d’être sacrifiée par Luc Vigneron.
Ce projet hasardeux, annoncé par Thales menaçait près de 3 500 emplois en France. Si les 1 000 salariés du site de Moirans étaient vendus, les activités de TED (BL MIS) auraient été réduites de moitié, déstabilisant cette société.
Le site de Moirans est le pôle industriel qui dispose de la plus grande capacité de production au monde pour l’imagerie médicale.


Le syndicat SUPPer, syndicat majoritaire sur le site de Moirans, face à cette menace sur l’emploi et les conséquences désastreuses prévisibles
sur le plan social, a mobilisé les salariés du site, toutes catégories professionnelles confondues. Ensemble, ils ont rejeté en bloc ce projet de cession.
Devant l’ampleur du mouvement et la détermination des salariés, la direction du groupe a été amenée à renoncer à son projet de cession de la branche radiologie de Thales.
L’abandon du projet a été annoncé le 13 septembre 2012 à l’ensemble des organisations syndicales réunies à Neuilly.


SUPPer, sans chercher à construire des compromis entre les divers intérêts pour accompagner les « évolutions » comme le prône certaines organisations syndicales, a choisi de défendre la préservation de l’emploi d’une activité profitable dans le groupe Thales en s’appuyant sur la mobilisation et l’attachement des salariés à leur métier.

Mise à jour le Mardi, 18 Septembre 2012 18:13
 
La réalité du dialogue social
Écrit par Super-admin   
Mercredi, 18 Juillet 2012 00:00

Coordination nationale le 18 juillet 2012

Depuis de nombreuses années, la direction Thales a accordé aux organisations syndicales dites « représentatives » au niveau du groupe un certain nombre de prérogatives et d’avantages financiers pour assurer leur fonctionnement quotidien au travers d’accords dans le cadre du droit syndical et du dialogue social.
SUPPer n’en bénéfice pas ou très peu dans les sociétés où nous sommes présents et représentatifs notamment depuis la fameuse loi du 20 août 2008. C’est le prix de notre réelle indépendance.

Constat
Des accords ont été négociés, signés par les organisations syndicales, et la direction en a fait ses choux gras dans ses diverses publications, tant en interne qu’en externe dans la presse française, européenne et internationale.
La volonté de dialogue social, de déclaration de transparence vis-à-vis des partenaires sociaux, a toujours été affirmée haut et fort au travers des accords signés.

Réalité
La finance n’a que faire de ces engagements et aujourd’hui les syndicats représentatifs groupe semblent découvrir la réalité de la politique menée par la direction du groupe au travers de ses réorganisations, ses cessions d’activités, ses plans d’économies tous azimuts, ses méthodes managériales, ses modes d’organisation, et le lean qui transforme les salariés en « chasseurs de temps mort » pourtant indispensable à l’équilibre psychologique de chacun.

Et demain ?
La presse est plus informée que les « partenaires sociaux » sur les réorganisations dans le management intermédiaire et les 1 500 suppressions de postes envisagés, les délocalisations et les « cessions » en tous genres.
La presse annonce un « tsunami » qui augmente la pression psychologique sur toutes les catégories de salariés, y compris celles qui auraient été « privilégiées » jusqu’à présent. Qui peut encore croire à la propagande de l’intranet sur « le plébiscite » des Probasis Days ?!?
                                                                                                                                              People1st est mort : vive Thales Together !
Alors que rien ne le prévoyait, quelle mouche a piqué la direction en remplaçant l’outil qu’elle avait tant encensé pendant des années et adapté en 2009 ? Seul SUPPer c’est inquiété de ce changement qui ne promet rien de bon pour les salariés.
La réalité du dialogue social
Thales Together est tout juste en place que le DRH groupe est remercié (démissionnaire ?). Preuve, s’il en était encore besoin, que la roche Tarpéïenne est toujours aussi proche du Capitole !…
Et que la gratitude de nos dirigeants ne change pas avec les noms des organisations RH…

Les salariés, richesse de l’entreprise
Face à la casse orchestrée par nos dirigeants, à la dictature de la finance, la réalité du dialogue social fait son deuil et il est effectivement grand temps de se souvenir que les salariés existent et doivent prendre en mains leur destin.
C’est ce qu’ils font :
- A Thales Services Business Solutions (BUS) en s’opposant au projet de cession de leur activité à GFI, en résistant héroïquement à toutes les pressions, en organisant la lutte pour rester dans Thales et démontrer l’incohérence de ce projet
- A TED et Trixell Moirans en s’opposant au projet de cession de la radiologie alors qu’elle n’a même pas été actée par la direction du groupe
- En s’opposant à la satellisation des activités de gestion de la paye, des achats vers Thales Global Services (TGS)
- En refusant le transfert des activités Radar vers Singapour qui met en danger le site d’Ymare de TR6, et, à terme, toute la filière en Europe
- A TTS ?

Et rien ne se fera sans eux !
On assiste à un démantèlement progressif des équipes. Probasis est en marche et pour les profits à réaliser toute activité qui peut être centralisée est avalée… avec au bout comme conséquence : des fragilisations d’emplois pour raisons de doublons et des filiales désossées dont on mine l’efficacité.
Alors que le plan de démantèlement de la R&D est enclenché (le fameux « ACCOR&D »), d’autres activités dites transversales seront certainement concernées par ces transferts : la qualité et pourquoi pas les services comptables !
Combien de salariés sont découragés, se replient sur eux-mêmes, voient leur santé physique et mentale se dégrader !
Oui, il faut en discuter avec les salariés et les écouter, directions et syndicats.
Il faut mettre un terme à cette course infernale à la dégradation de notre cadre de travail où seulement certains s’y retrouvent et où l’individualisme empêche les solidarités : ne laissons pas THALES devenir un « France Telecom » !
Qui connait le mieux le travail ?
Sans hésitation, SUPPer répond : LES SALARIES !

 
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