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Suppressions d'emploi à TOSA et ailleurs PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 12 Avril 2011 16:21

PDV(1), GAE(2), PSE(3), PAE(4)

                            NON ! NIET ! NADA ! NEM ! NO!

 

 

  


" La première victime de la guerre, c'est la grammaire " Terry Jones

(1) PDV : Plan de Départ Volontaire, (2) GAE : Gestion Active de l'Emploi,

(3) PSE : Plan Social pour L'Emploi, (4) PAE : Plan d'Adaptation de l'Emploi

 

Pour accroître les profits quitte à tuer les entreprises, les décideurs d'aujourd'hui mènent une guerre larvée et méthodique à toute opposition à leurs desseins. La gestion financière est devenue la mesure de tous les savoirs. Un cours de gestion vous apportera plus de considération qu'aux plus affutés de nos  ouvriers, docteurs ou ingénieurs.  Thales et ses filiales vont dans le mur. Solution de nos génies toujours prêt à sauter du train en marche : accélérer.

 

A TOSA, sous le prétexte très discutable de baisses de charges, comme le prouve le rapport du cabinet CECAFI, la direction maintient son projet de réduction des effectifs. A l'heure où nous rédigeons ce tract, il se peut qu'après le CE extraordinaire du 7 avril, le chiffre de 139 personnes soit dépassé, constant ou à la baisse. Mais là n'est pas la question.

 


Depuis la mi-2010, les états-majors des organisations confédérées savaient les chiffres envisagés de réduction d'effectifs pour TOSA. Lors du CE extraordinaire de la mi-juillet 2010, la direction de TOSA s'était contentée d'alerter sur une situation préoccupante à propos des charges. SUPPer TOSA s'était rendu compte qu'il se passait quelque chose à travers la situation de plusieurs salariés. Derrière la disparité des cas, il y avait en commun la détermination de leurs  hiérarchiques à les voir partir. Quand la direction nous informait sur des éventualités à surveiller, des hiérarchiques se comportaient comme si le pire était certain. D'où notre conclusion qu'un plan avait été préparé, et que certains zélateurs anticipaient ce plan.

 

Jusqu'à preuve du contraire par Monsieur Luc Vigneron lui-même, nous sommes dans  PROBASIS, dont nous vous avions démontré, calculs à l'appui, que l'économie visée de 1,3 Milliards d'Euros nécessitait la réduction de 1500 personne par an sur 5 ans. Nous, salariés, sommes la variable d'ajustement comme réponse au manque de courage et d'imagination des décideurs.

 

Participant à la commission anticipation groupe, les organisations confédérales en savaient plus sur les intentions réelles de la direction, et c'est pourquoi elles réclamaient depuis la mi-juillet 2010 une GAE. Nous aurions préféré une riposte juridique contre la direction de TOSA pour délit d'entrave parce qu'elle n'annonçait pas des chiffres connus du groupe.

 

Puis il fut question de PDV en même temps que nous apprenions les chiffres envisagés. Ensuite nous découvrons que la direction provisionne 12,3 Meurs (11 mois de salaires et charges pour les 139 salariés !) pour réduire les effectifs. Ce tempo dans les annonces tantôt douces, tantôt brutales fait partie de la guerre psychologique que mène la direction à toute opposition des salariés. Les réactions des organisations syndicales sont anticipées. Leurs habitudes, leurs principes particuliers sont connus et intégrés dans ce plan de bataille.

 

Que SUPPer ne soit pas pour la GAE mais qu'il y consent parfois par pragmatisme faute de mieux, là n'est pas la question !

 

Dans l'état actuel, puisque tout devrait se savoir en septembre 2011, supplier une GAE c'est avaliser la direction dans son projet de réduction des effectifs. C'est tacitement lui apporter son soutien. Plutôt que réclamer à corps et à cris une GAE, les états-majors confédérés auraient dû dès juillet 2010 organiser une riposte.

 

La solution de la GAE n'est pas plus acceptable qu'un PDV qui peine à trouver des volontaires.

 

Nous estimons que la première chose à faire, c'est de refuser toute réduction d'effectifs et de s'organiser en conséquence.

 

La réduction des effectifs est justifiée par une baisse de charge calculée avec des pondérations pifométriques. Celles-ci sont ensuite avalisées par une chaîne de décideurs. Ce n'est pas la première fois que l'on joue avec les dates supposées et réelles des contrats pour virer des salariés.

 

Constatons que personne ne demande à nos stratèges de se sacrifier en allant voir ailleurs. Osons ! Ils étaient prêts à pleurer avec compassion sur notre sort, nous promettons de pleurer sur le leur en louant le don qu'ils feront de leur personne. Ils nous affirment qu'après ces sacrifices, l'avenir sera radieux à TOSA. Mais quand on croit à l'avenir, on fait le pari de garder tout le monde et l'on forme pour nous amméliorer.

 

En vérité, ce que démontre le fait aberrant de gaspiller 12,3 Meurs pour virer des salariés plutôt que d'investir dans les salaires, la technologie et le renouvellement de notre catalogue procède d'une mentalité de gagnepetits incapables de prendre des décisions créatrices, ou de contredire leur propre hiérarchie quand ils estiment qu'elle pourraient se tromper.

 

L'objectif de la direction est d'aller vers la sous-traitance globale, ce qui passe par l'externalisations des études, réalisations… C'est un projet qu'elle mène en parallèle avec celui de réduire les effectifs. ça colle parfaitement avec PROBASIS ! Elle crée donc artificiellement une situation de pénurie pendant que beaucoup d'ingénieurs, de techniciens, voire d'ouvriers, qui en sont en surcharge, mettent l'employeur en infraction avec le code du travail par conscience professionnelle.

 

Mis à part la pertinence des pondérations que nous critiquons, que penser du QI de personnes qui vous diraient " tel contrat est certain à 50%, il faut donc virer 50% des effectifs " ? Quand le contrat tombe, il ne peut-être honoré qu'avec des pénalités donc des coûts de non qualité imputables qu'à nos décideurs…

 

Thales est en train de perdre sa maîtrise d'œuvre, ses savoir-faire. On ne peut pas faire d'ingénierie sans avoir intégré dans la même entité la production, la conception, les mises au point. Faire autrement est une lubie de bureaucrate. Aucun responsable n'a jamais voulu communiquer sur le vrai coût de la sous-traitance : coût du transfert, coût de la perte de maîtrise, coût des défauts réparés par nous-mêmes, ce qui plombe notre coût horaire. Sans compter l'incapacité des sous-traitants à faire certains tests à cause de bancs mal étudiés par la d'autres sous-traitants, coûteux, parfois sans mode d'emploi. La sous-traitance est le moyen pratique de ne pas se mouiller dans les décisions. Si cela ne fonctionne pas, c'est la faute du sous-traitant ou des personnes chargées d'intégrer les sous-ensembles. Toutes ces prétendues économies nous ruinent !! Et les sous-traitants qui s'en sortent deviennent des concurrents après leur avoir fait le cadeau de dizaines d'années de notre expérience.

 

Nos hauts responsables n'ont pas le courage d'entendre ce que nous leurs disons, ni la compréhension de ce qu'est notre industrie. Ils se dissimulent derrière des procédures éloignées de la technique et du savoir-faire. Tout ce qu'ils maîtrisent c'est un jargon  de gestionnaires bornés, et des tableurs compliqués qui vomissent des indicateurs qui n'aident en rien les vrais créateurs de richesses …VOUS. A cela, il faut ajouter le "siphonage" des ressources des filiales par le groupe Thales. Ce dernier est toujours gagnant puisque, tel le FMI, il joue les banquiers. Il prête à certaines filiales en prenant à d'autres et en se servant grassement au passage.


 

·         puisque PROBASIS, ce n'est finalement que l'accentuation d'OPTIMUM de Monsieur Ranque,

·         puisque la teneur des résultats annoncés est liée à la façon de les présenter,

·         puisque tant que Monsieur Vigneron ne nous aura pas démontré lui-même que les dispositions de nos décideurs locaux n'ont rien à voir avec PROBASIS,

·         puisque la direction de TOSA affirme qu'il y aura un avenir,

·         puisque finalement les états-majors des syndicats confédérés cachent la copie à leurs bases,

·         puisque les autorités de tutelles que sont la DGA, le gouvernement, mais aussi les actionnaires et les dirigeants qu'ils ont mandatés ne veulent pas comprendre la situation,

·         puisque pour tout militant censé, il n'est pas question de réduire les effectifs, ce qui menacera à terme la pérennité de nos emplois et de l'optronique,

·         puisque TOSA est prêt à dépenser 12,3 Meurs pour virer au lieu d'assurer le renouvellement du catalogue, l'avance technologique, les salaires et les emplois,

 

alors défendons nous.

 

Adoptons l'option militaire qui consiste à faire comprendre à l'adversaire que toute attaque aura un coût pour lui aussi : ses bénéfices, sa réputation. Aujourd'hui nous n'avons que deux alternatives :- nous battre ou mourir socialement. Les salariés ne devront plus être des perdants dociles et sans défense.

 

 

L'ENJEU N'EST PAS LA PERTINENCE DE TELLE OU TELLE DISPOSITION DE DEPART

MAIS LA CONSERVATION DE TOUS LES EMPLOIS

 

EXIGEONS LES 12,3 MEURS POUR NOS SALAIRES, POUR NOS EMPLOIS, POUR NOS INVESTISSEMENTS, POUR LA PERENNITE DE TOSA

 

NOUS SOMMES A LA CROISEE DES CHEMINS : NOUS BATTRE OU CREVER SOCIALEMENT

 

 

 

 

 

 

TOSA, Elancourt le  8 avril 2011