Bannière
Historique du syndicat SUPPer PDF Imprimer Envoyer

Tout ce que vous avez voulu savoir sur SUPPer sans jamais oser le demander !

SUPPer est un syndicat jeune (création en 1993) mais il n’est pas un syndicat parisien attaché à la défense de bastions et se moquant des autres centres. C’est bien l’unité et non la concurrence entre salariés de différents centres qui est la clef des mobilisations massives et peut être victorieuses.

Voir les implantations de SUPPer.

 

SUPPer brève histoire.

 SUPPer signifie Syndicat Unitaire et Pluraliste du Personnel ;

 La génèse à Malakoff

SUPPer s’est créé en janvier 1993 sur le site de Thomson-CSF RCM Malakoff dans des conditions très particulières. Un débat déchirait la section locale CFDT : fallait-il ou non appeler à la grève contre les licenciements.

  • Une partie de la section pensait qu’appeler à la grève donnait un faux espoir aux salariés licenciés et ne les mettait pas dans une démarche de recherche d’emploi à l’extérieur de l’entreprise.
  • L’autre partie de la section pensait tout au contraire, que quelle que soit les chances de succès, il fallait à tout prix appeler à la mobilisation. C’était le minimum que pouvait faire un syndicat. Dans le même temps, elle appuyait une coordination des ingénieurs et des cadres. Celle-ci s’étaient constituée, faisant un certain nombre de propositions pour maintenir les métiers, trouver de nouveaux débouchés et empêcher le démantèlement du site de Malakoff.

 

Les responsables centraux de la CFDT très remontés, alors que les élections professionnelles arrivaient sur le site sont venus encadrer la réunion de vote des adhérents sur les candidats à proposer. La partie combative de la CFDT s’est vu exclue de la présentation sur les listes par un vote très serré des adhérents: 12 pour ne pas présenter certains camarades de la CFDT, 11 contre.

 

Les exclus avec un grand nombre de salariés non syndiqués, y compris des membres de la coordination ingénieurs et cadres ont appelés à voter «Â enveloppe vide » aux  élections pour pouvoir présenter des listes au 2nd tour. La très grande majorité des salariés ont répondu à leur demande et permirent ainsi qu’il n’y ait pas le quorum.

La liste indépendante présentée au 2nd tour arriva devant avec 46% des voix, la CFDT perdant plus de la moitié de ces électeurs.


En 1993, la liste indépendante proclamait la création de SUPPer dont les statuts sont joints en annexe.

 

 Extension et rencontres

En 1993, à Massy (microélectronique), se créait la 2nde section syndicale, reconnue représentative par le Tribunal d’Instance de Longjumeau, suite à une contestation faite par la direction.

Début 1994, création d’une section Trait d’Union à Thomson Moirans à partir de militants de la CGT avec laquelle notre section prend contact. La représentativité de Trait d’Union est reconnue par le Tribunal d’Instance de Saint Marcellin, suite à contestation faite par la direction.

Avril 1997, création de la section de Pessac avec un militant CGC et des adhérents CGT.

Avril 1997, la section de Velizy-Meudon (sextant devenue THAV) est constituée. Elle est reconnue représentative par le tribunal de Versailles, suite à une contestation de la direction et de la CFDT.

Janvier 1998, SUPPer participe au congrès constitutif de l’Union Syndicales Solidaires (comprenant les syndicats SUD et des Syndicats autonomes). Il devient une des fédérations constitutives de ce syndicat et participe à son Bureau National.

Printemps 1998, création de la section de Fleury les Aubrais (devenue TR6). La direction conteste la représentativité de SUPPer. Le tribunal d’Instance de Chartres lui donne raison. La jeune section appelle à voter enveloppe vide pour que le quorum ne soit pas atteint au 1er tour des élections. Très forte abstention, SUPPer se présente au 2nd tour. Il arrive en tête et la direction est obligée de reconnaître sa représentativité.

Juin 1998, les syndicats Trait d’Union et le Syndicat Autonome des Travailleurs de Marcq (devenu TCC lambersat) adhère à SUPPer.

Novembre 1998, élections aux Conseils d’Administration de Thomson-CSF (33000 salariés), SUPPer obtient 14% des voix dans le collège non cadre (3ème organisation derrière CFDT et CGT), 14% dans le collège cadres (3èpe derrière CFDT et CGC)

 Décembre 1998, création de la section Bagneux (devenue TR6 Rungis depuis), la direction conteste la représentativité, le tribunal d’d’Instance d’Antony reconnaît la représentativité de SUPPer (la CFDT a fourni l’essentiel des pièces à charge à l’avocat de la direction).

Décembre 1998, désignation d’un délégué syndical central pour ce qui est devenu TR6. La direction conteste, le tribunal d’Instance d’Antony le reconnaît.

Décembre 2000, désignation d’un délégué syndical central sur Sextant (devenu THAV depuis). La direction et la CFDT conteste cette décision. Le tribunal de Versailles reconnaît la désignation du DSC de SUPPer. La direction fait appel. La cour de cassation casse le jugement (et oui il arrive que SUPPer perde des procédures judicaires).

2000, négociation de l’accord sur la constitution du Comité de Groupe (SUPPer y a un représentant sur 30- collège non cadre).

Juin 2001, création de la section SUPPer de TOSA (installée à Guyancourt). La direction appuyée par la CFDT et la CGT conteste la représentativité. Le tribunal d’Instance de Versailles reconnaît la représentativité de SUPPer qui peut se présenter au 1er tour des élections.

Septembre 2001, la direction conteste que Trait d’Union puisse faire partie de SUPPer. Le tribunal de Saint Marcellin reconnaît la représentativité de Trait d’Union comme section représentative de SUPPer. La direction fait appel. La cour de cassation donne raison à SUPPer.

Janvier 2002, le SATM se transforme en section SUPPer à Lambersat. La direction reconnaît le fait et ne fait pas appel au tribunal.

 Elections administrateurs salariés de novembre 2004 : SUPPer remporte 15% des voix chez les non cadres et 10,5% chez les cadres. Il est ainsi la 3ème organisation dans chacun de ces collèges.

1er semestre 2005, création de la section SUPPer à Brest TSA.

1er semestre 2005, création de la section SUPPer à Limours (TR6). La direction, la CFDT et la CGC conteste la représentativité devant le Tribunal d’Instance de Longjumeau. SUPPer gagne sa représentativité.

2nd semestre 2005, création de la section  de Conflans (TR6), la direction ne conteste pas.

1er semestre 2007, création de la section SUPPer à ATM (Bagneux). La direction conteste la représentativité devant le tribunal d’Antony. Le tribunal reconnaît la représentativité de SUPPer.

2008, création de la section SUPPer à Ymarre (TR6), la direction ne conteste pas.

Mai 2009, SUPPer déjoue une manœuvre des organisations confédérées visant à recomposer le comité de groupe selon d’autres règles pour l’exclure. SUPPer impose, sous menace d’actions en justice, que les règles de désignation soient maintenues. SUPPer a deux représentants : 1 dans le collège cadre et 1 dans le collège non cadre.

Second semestre 2010 création de la section de TR6 Rungis

En novembre 2010 auront lieux les prochaines élections administrateurs salariés SUPPer présentera des listes au niveau du groupe Thales (36 000 salariés) dans les collèges cadres et non cadres, ainsi que dans les filiales TR6, TSA, TOSA et TED…

Second semestre 2012 premiers pas afin de constituer une section sur TCS Brétigny

Cette brève histoire s’est attachée à décrire la façon dont les sections syndicales de SUPPer se sont créées. Malgré un nombre de voix supérieurs aux organisations CFTC et FO, malgré notre participation au Comité de Groupe France, nous n’avons pu obtenir jusqu’à présent la représentativité de SUPPer au niveau des négociations Groupe.