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coordination nationale 17/10/2013
Écrit par Super-admin   
Samedi, 19 Octobre 2013 18:08

« Ambition 10 » :

Que faut-il en attendre ?

CR « à chaud » du Comité de Groupe du 16 octobre 2013

Après les rencontres de plusieurs centaines de dirigeants internationaux du groupe le 27 septembre, la direction a entrepris d’informer les élus et les représentants syndicaux de THALES France.

M. Tournadre, le nouveau directeur général des ressources humaines du Groupe, a présenté ce projet le 16 octobre devant le Comité de Groupe

Pourquoi ce nom « Ambition 10 » ?

Cette formule est la synthèse d’une conception de la stratégie à long terme. Cette vision stratégique semblait avoir été délaissée dans la dernière période.

Il s’agit d’objectifs à atteindre sur 10 ans :

- Augmentation du volume des ventes de 10 Milliards d’euros

- Avec une croissance du Chiffre d’Affaire chaque année de 10%

- Passer au bout de cette période d’un résultat de 6% à 10%.

Cela suppose donc de rechercher la croissance, améliorer la compétitivité, développer le potentiel, les « talents » des collaborateurs du groupe.

En attendant une analyse plus complète de notre syndicat et sans préjuger des impacts positifs ou négatifs de la stratégie exposé, SUPPer livre au personnel sa compréhension de l’argumentation de la direction THALES.

La croissance dans les pays émergents ?

En fait, ces pays ont déjà émergé et jouent un rôle économique important.

Depuis un demi-siècle la population mondiale a triplé principalement hors Europe et Amérique du nord avec une urbanisation galopante qui dépasse dès maintenant 50%.

Les besoins en infrastructure explosent dans le civil, mais on prévoit aussi que la part des budgets défense de ces pays passera en dix ans de 22 à 37% de leur montant mondial.

Le développement des pays jeunes par rapport aux pays depuis longtemps industrialisés repose sur des facteurs objectifs urbanisation rapide, infrastructure, transports, éducation, consommation. Il n’est pas sûr pour autant que cela débouche de façon automatique sur une demande et les commandes qui en découlent.

Pour la Direction, il y a donc un besoin de faire une analyse marketing fine et une politique commerciale très pointue :

Il faudra être à l’écoute, prendre en compte, s’adapter aux demandes exprimées par ces pays, qui subissent aussi les contraintes de la situation de crise actuelle.

L’expérience déjà acquise par THALES est un atout pour mener cette analyse fine, pays par pays, grâce à une relation privilégiée établie.

Etre à l’écoute du client et avoir une bonne connaissance de son besoin potentiel qui ouvrira des perspectives commerciales avec notamment la création d’une fonction marketing centrale allégée et un Directeur Marketing.

Des signes positifs en 2013 ?

La Direction du Groupe affirme que les résultats actuels rattrapent en partie les mauvais côtés de l’année 2012 : soutien système de défense, modernisation des frégates (Arabie), satellite d’observation, GM200 (EAU), satellites de télécoms (Brésil).

La direction se plait à constater que, dans le domaine des relations internationales, la politique commerciale de THALES et les démarches menées par des représentants du gouvernement sont en harmonie et complémentaires.

Les offsets et les transferts industriels

Pour la Direction, il est impossible d’échapper à cette contrainte.

THALES au même titre que l’état français, se présente comme un partenaire actif contribuant au développement du pays client.

Cela veut dire qu’en partie, des activités de production ne seront pas assurées par THALES ou ses sous-traitants en France.

Mais la Direction affirme que cela ne doit pas mettre en cause l’emploi global en France car, avec la croissance des commandes, le nombre des salariés du groupe doit être conservé. Cela engendre des besoins nouveaux, des nouvelles fonctions, des charges de travail d’une autre nature.

C’est une des raisons pour lesquelles SUPPer défend depuis longtemps, une politique de formation ambitieuse, une aide pour des reconversions, un élargissement des compétences et une évolution des carrières individuelles.

A cette occasion, nous avons appris que pour favoriser la vente des Rafales, la société ayant déjà une expérience tangible dans ce domaine, Dassault a chargé THALES de ce travail de recherche, de mise en place, de gestion de ces marchés de compensation dans les pays clients.

Le développement des talents, un nouveau système de reconnaissance

Cela est présenté par la Direction du Groupe comme un objectif de la société.

Nous ne savons pas si cela remet en cause les outils en place comme e-together (ex people1st et Talk au niveau international) que SUPPer a largement contesté pour son côté arbitraire, discriminatoire et favorisant les intérêts individualistes au détriment du travail collectif ainsi que sur la partie comportementale.

Des nouveautés de langage apparaissent : l’accent est mis sur la « coopération ».

Cela signifie qu’il est demandé aux managers de remplir non seulement leur mission, mais aussi d’agir pour le bien commun c’est dire pour le succès des objectifs à un niveau supérieur (entreprise ou société). De même l’accent est mis sur la transparence et la « loyauté » interne et réciproque.

Pour SUPPer, la vigilance est de mise et cest ce que nous conseillons à tous les salariés.

La défense de l’emploi doit rester une priorité.

La reconnaissance du travail, de la compétence, de l’investissement doit être valorisée et récompensée. C’est la contribution de tous, de tous les avis et de tous les besoins qui doivent être pris en compte.

Cela doit aussi se répercuter avec un bon niveau de salaire pour toutes les catégories.

C’est sur ce terrain, dans un rôle de défense des intérêts matériels et moraux des salariés que SUPPer poursuivra son action

Mise à jour le Mardi, 18 Mars 2014 14:06